Affaire des masques : une étude montre combien les scandales coûtent des votes !
Des politologues de l’Université de Constance étudient l’influence des scandales sur les partis, en prenant comme exemple l’affaire des masques de 2021.

Affaire des masques : une étude montre combien les scandales coûtent des votes !
L'affaire des masques, un scandale politique apparu en Allemagne au printemps 2021, a non seulement ébranlé la confiance dans la CDU/CSU, mais a également eu un impact direct sur les votes aux élections régionales du Bade-Wurtemberg et de Rhénanie-Palatinat. Dans une étude récente, des politologues de l'Université de Constance et de l'Université technique de Chemnitz ont examiné les effets de tels scandales sur le comportement politique des citoyens. Les résultats montrent que le comportement de chaque politicien peut influencer la réputation de l’ensemble de son parti. uni-konstanz.de signalé.
L'affaire des masques se concentre particulièrement sur les députés démissionnaires Georg Nüßlein, Nikolas Löbel et Mark Hauptmann, dont l'implication dans des magasins de masques hors de prix a été révélée. Depuis l’été 2020, des rumeurs circulent selon lesquelles des hommes politiques seraient impliqués dans le commerce des masques. Les rapports officiels sur les liens de l'entreprise suisse Emix avec les politiciens ont commencé en 2021, ce qui a entraîné une énorme pression sur la faction syndicale. Alors que Nüßlein, par exemple, aurait reçu des commissions de plus de 600 000 euros grâce à son travail de consultant, Löbel a admis que son entreprise avait également payé 250 000 euros pour avoir participé à des contrats comme celui-ci. capital.de expliqué en détail.
Conséquences politiques
L’étude de Lukas Rudolph et Arndt Leininger montre clairement que l’affaire des masques, qui a touché le grand public le 7 mars 2021, a été précédée par des reportages journalistiques. À ce moment-là, deux tiers des électeurs par correspondance avaient déjà voté et le scandale a finalement entraîné une perte de 4 pour cent de ces électeurs pour la CDU/CSU. De plus, aucune des personnes impliquées n’a été nommée aux élections, ce qui rend l’évolution des résultats particulièrement révélatrice, comme dans la publication « Les députés individuels peuvent-ils nuire à la marque de leur parti ? est décrit dans le « Journal of Politics ».
Les exigences suscitées par l’affaire des masques ont posé des défis supplémentaires à la CDU dirigée par le président nouvellement élu Armin Laschet. Ce qui est particulièrement explosif, c’est que Laschet lui-même est associé à des accusations liées à des commandes d’équipements de protection corona. Ces évolutions ont non seulement déclenché des efforts de réforme dans les domaines du lobbying et de la transparence, mais ont également alimenté un scepticisme général à l’égard de la politique en Allemagne.
Comparaison avec d'autres scandales politiques
L’affaire des masques n’est pas unique ; cela fait partie d’une longue série de scandales politiques en Allemagne qui ont considérablement ébranlé la confiance dans le gouvernement. Un exemple historique est l’affaire Spiegel de 1962, déclenchée par la réaction du ministre de la Défense Franz Josef Strauss à des reportages critiques. L’affaire Barschel de 1987 a également montré à quel point les scandales personnels peuvent freiner les carrières politiques. Ces incidents et bien d’autres, notamment le scandale des dons de la CDU en 1999 et l’affaire Wulff en 2011, illustrent les thèmes récurrents de la corruption et de la perte de confiance dans la politique allemande. rtl.de résume.
L'affaire des masques pourrait donc servir de catalyseur aux réformes nécessaires du système politique allemand. La pression sur le parti de l’Union augmente, surtout si de nouvelles irrégularités sont découvertes. Les conséquences de tels scandales et la réaction du public qui en découle pourraient déclencher des changements à long terme dans le paysage politique.