Nouveau projet de recherche à Cologne : Révolution dans la médecine rénale !
L'Université de Cologne recevra 15,5 millions d'euros pour la recherche sur les podocytes et leur rôle dans les maladies rénales.

Nouveau projet de recherche à Cologne : Révolution dans la médecine rénale !
La Fondation allemande pour la recherche (DFG) a lancé un nouveau centre de recherche Transregio/Collaborative (SFB/TRR) à l'Université de Cologne qui s'occupe intensivement de la transduction du signal des podocytes. Le SFB/TRR 422 s’intitule « PodoSigN – Podocyte Signal Transduction : From the Basics to Understanding Disease » et sera initialement financé sur une période de trois ans et neuf mois. Avec un volume financier de 15,5 millions d'euros, frais de programme compris, ce projet représente une étape importante dans la recherche sur les processus moléculaires des cellules rénales.
Les activités de recherche sont menées en étroite collaboration avec les universités de Hambourg et de Münster. Sous la direction du professeur Dr Thomas Benzing de l'hôpital universitaire de Cologne et du professeur Dr Tobias Huber de l'hôpital universitaire de Hambourg-Eppendorf, l'accent est principalement mis sur les processus de contrôle moléculaire des podocytes. Ces cellules spécialisées recouvrent les vaisseaux sanguins du filtre rénal et jouent un rôle crucial dans la production d’urine. Les dommages causés aux podocytes entraînent non seulement la perte de protéines vitales, mais également un grave dysfonctionnement rénal.
Focus sur les mécanismes moléculaires
L’objectif de la recherche est de décrypter pleinement les mécanismes qui conduisent aux lésions des podocytes. Pour cela, des « points de contrôle » moléculaires sont identifiés qui devraient permettre de nouvelles approches thérapeutiques. Les recherches prévues seront soutenues par des technologies modernes, notamment des analyses de cellules uniques, des méthodes d'imagerie innovantes et des évaluations de données basées sur l'IA. Les résultats de ces études seront intégrés dans des modèles numériques liés aux collections de tissus pour promouvoir une compréhension globale des mécanismes de la maladie.
Un sujet de recherche central est le rôle de la néphrine, une protéine d’adhésion cellulaire. Selon les conclusions du Faculté de médecine de Münster La néphrine est essentielle à la formation et au maintien des processus du pied podocytaire et des membranes fendues. Les dommages causés à ces structures peuvent entraîner de graves perturbations de la fonction de filtrage du rein, entraînant souvent une fusion des processus du pied des podocytes.
Les podocytes et leurs défis
Les podocytes sont des cellules postmitotiques avec une adaptabilité limitée et ne peuvent répondre aux dommages que par hypertrophie des cellules voisines. Une compensation inadéquate de ces dommages peut conduire à une glomérulosclérose et donc à une perte de la fonction rénale. Les causes des dommages aux podocytes comprennent à la fois des facteurs génétiques et environnementaux. Cela inclut une gamme de troubles génétiques tels que le syndrome d'Alport ou la maladie des changements minimes, ainsi que des influences environnementales telles que l'hypertension artérielle et la néphropathie diabétique.
Comprendre les bases moléculaires de ces maladies, appelées podocytopathies, est au centre de la néphrologie moléculaire. Le Institutions de recherche à Münster utiliser des lignées cellulaires de podocytes spéciales et des modèles génétiques de souris pour réaliser des études biochimiques, moléculaires et biologiques cellulaires. L’objectif est d’acquérir une compréhension détaillée des interactions entre les différents gènes et la morphologie des podocytes.
L’exploration des schémas de signalisation dans ces types de cellules est cruciale car environ 80 % des insuffisances rénales terminales sont dues à des maladies glomérulaires. Avec cette nouvelle mesure de financement, la DFG poursuit l’objectif d’obtenir des découvertes révolutionnaires pouvant conduire au développement d’approches thérapeutiques innovantes.