L’UE prévoit une directive de retour plus stricte : contexte et conséquences !

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L'Université de Göttingen étudie les nouvelles lignes directrices de l'UE en matière de retour et leurs effets sur les migrants et les politiques de retour.

Die Uni Göttingen untersucht neue EU-Rückführungsrichtlinien und deren Auswirkungen auf Migranten und Rückkehrpolitiken.
L'Université de Göttingen étudie les nouvelles lignes directrices de l'UE en matière de retour et leurs effets sur les migrants et les politiques de retour.

L’UE prévoit une directive de retour plus stricte : contexte et conséquences !

En mars 2025, la Commission européenne a présenté un projet de nouvelle directive européenne sur le retour qui vise à accélérer les expulsions des demandeurs d'asile déboutés. Selon les détails de uni-goettingen.de La directive s’inspire largement de la politique allemande en matière de retour de ces dernières années. Les mesures prévues visent à créer une solution uniforme pour tous les États membres de l’UE et sont basées sur la « loi sur le retour ordonné » de 2019 en Allemagne.

Ce qui est particulièrement explosif, c'est l'intention de prolonger la détention en attente d'expulsion jusqu'à 24 mois, qui est actuellement régulièrement limitée à un maximum de 12 mois. Cela a suscité des inquiétudes dans le débat politique. Les critiques craignent une détention accrue de réfugiés et de migrants qui se trouvent déjà dans une situation dangereuse. En Allemagne, le nombre d'expulsions en 2024 a augmenté de 22 % par rapport à l'année précédente, tandis que le nombre de demandes d'asile a diminué d'un tiers, comme le montre zdf.de signalé.

Efficacité des politiques de retour

Une équipe de recherche de l'Université de Göttingen a publié une étude factuelle sur les politiques de retour et est parvenue à la conclusion qu'elles sont inefficaces dans leur forme actuelle. La responsable du projet, la professeure Sabine Hess, souligne que les droits de séjour de longue durée seraient bien plus efficaces. Ces mesures pourraient non seulement réduire le stress des migrants, mais également réduire l'utilisation des ressources par les autorités. Leur analyse montre que les politiques de retour depuis 2015 non seulement ne conduisent pas à une plus grande sécurité, mais peuvent également criminaliser la pauvreté.

Une thèse centrale des chercheurs de Göttingen est que les obligations bureaucratiques conduisent souvent à des spirales criminelles. Les réglementations et sanctions strictes devraient donc être surveillées de plus près afin d’augmenter la pression sur les migrants.

Procédure de retour

Outre les ajustements juridiques, des discussions sont également en cours sur la création de centres de retour dans des pays tiers. Celles-ci visent à permettre un retour plus rapide des demandeurs d'asile déboutés. Le modèle albanais est utilisé comme exemple, dans lequel les procédures d'asile se déroulent à l'étranger, mais les retours vers des pays tiers ne devraient avoir lieu qu'une fois qu'ils sont terminés. Un demandeur d'asile débouté en Autriche ne pourrait donc pas entamer une nouvelle procédure en Allemagne, mais serait expulsé vers le lieu où il a initialement demandé l'asile.

Cependant, la proposition est considérée d'un œil critique par les experts. On ne sait toujours pas quels pays tiers seraient disposés à accepter les demandeurs d’asile déboutés. La possibilité que des expulsions puissent bientôt avoir lieu sans liens familiaux est également controversée et pourrait conduire à ce qu'un nombre encore plus grand de personnes se retrouvent en détention en attendant leur expulsion.

Les évolutions de la politique migratoire de l’UE se traduisent également par une volonté croissante d’isoler les personnes. Le président du Conseil de l'UE, Charles Michel, a également déclaré que les coûts des barrières physiques aux frontières extérieures pourraient potentiellement être couverts, ce qui pourrait déclencher un débat sur la légitimité de telles mesures.

La situation actuelle montre également une inégalité de traitement envers les réfugiés. Alors que les populations d’Irak, de Syrie et d’Afghanistan sont isolées grâce à des mesures accrues, l’UE fait preuve de beaucoup plus de solidarité envers les réfugiés de guerre ukrainiens. Des refoulements, c'est-à-dire des rejets violents de demandeurs d'asile, ont été observés dans certains États de l'UE, ce qui viole le droit de l'UE et la Convention de Genève relative aux réfugiés. Des analyses plus approfondies sur ces sujets peuvent être trouvées sur europaimlehr.de.